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West Web Valley devient Xplore, la marque de capital-innovation d’Épopée Gestion

Xplore
MAPS

#Edition10

Map Ouest 2026

Startups établies, entreprises stratégiques et acteurs qui font rayonner l’innovation… Cette 10ᵉ édition de la Map Ouest offre une vision des acteurs clés en Bretagne, Pays de la Loire et Vendée. Après dix ans de transformation, découvrez les startups de la décennie et les tendances qui façonneront la prochaine décennie : IA générative, souveraineté des données, transition énergétique et deeptech. Une boussole précieuse pour comprendre et naviguer dans un écosystème régional devenu un pilier de l’innovation et de l’économie.

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Map 2026, les 10 ans : bilan d'une décennie d'audace et prospective 2026 - 2035

Dix ans de métamorphose numérique

La publication de la dixième édition de la Xplore Map (Ex West Web Map) en 2026 ne marque pas seulement un anniversaire symbolique ; elle entérine une transformation structurelle profonde de l'économie du Grand Ouest. Il y a dix ans, lors de la première édition en 2016-2017, nous cartographions une promesse : celle d'un territoire fertile, peuplé de "faisoux" enthousiastes, où le numérique était perçu comme un secteur vertical, une nouvelle frontière à défricher. C'était l'époque de l'euphorie de la "Start-up Nation", des premiers accélérateurs privés et d'une course effrénée à la visibilité.

Aujourd'hui, en 2026, la carte n'est plus le territoire : elle est l'économie. La distinction entre "économie traditionnelle" et "économie numérique" s'est effacée au profit d'une hybridation totale. Les startups d'hier sont devenues des ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) industrielles, les dirigeants ont troqué les pitchs de levée de fonds pour des plans de rentabilité (EBITDA) et de réindustrialisation, et la technologie a quitté les écrans pour s'intégrer dans le silicium, l'espace, les usines et les champs.

1. La décennie des champions (2015-2025)

Pour établir ce palmarès, nous ne nous sommes pas contentés d'une analyse froide des données. À l’occasion des 10 ans de la Map, la question a directement été posée à l'écosystème via un post LinkedIn devenu viral (plus de 30 000 vues) : "Quelle est, selon vous, la startup de la décennie à l’Ouest (2015–2025) ?" (Voir le post)

Ce classement des startups de la décennie est donc le fruit de cette consultation massive où chacun a pu élire son Top 3. Il consacre la solidité, la résilience et la capacité à générer de la valeur durable sur le territoire, loin des valorisations parfois artificielles.

1.1. Hellowork : le géant souverain de l'emploi

En tête de ce classement décennal trône incontestablement Hellowork. L'entreprise rennaise, filiale du Groupe Télégramme, incarne la réussite absolue du modèle "scale-up" à l'Ouest. Sa trajectoire est celle d'une émancipation progressive face aux géants américains.

Une croissance rentable et durable

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2024, Hellowork a enregistré un chiffre d'affaires record de 124,3 millions d'euros, marquant une croissance de 14% par rapport à l'année précédente. Cette performance s'inscrit dans une dynamique continue (+16% en 2023, +33% en 2022). Plus impressionnant encore, l'entreprise affiche une rentabilité supérieure à 20%, une rareté dans un écosystème tech souvent habitué à brûler du cash pour croître.  

Une stratégie de consolidation nationale

Là où d'autres ont dilué leurs efforts dans une internationalisation précoce, Hellowork a choisi de fortifier sa base. Avec 600 collaborateurs fin 2024, dont 450 à Rennes, le groupe a investi massivement dans la technologie (Cloud, Cyber, IA) avec une équipe Tech & Product de 225 personnes. Cette force de frappe lui a permis de générer plus de 100 millions de mises en relation entre candidats et recruteurs en 2024.  

David Beaurepaire, Directeur Délégué, souligne la capacité d'investissement du groupe, disposant d'une enveloppe de 50 millions d'euros pour des acquisitions stratégiques, bien que le groupe ait choisi la prudence entre 2023 et 2024. Cette gestion "en bon père de famille", couplée à une agressivité technologique, fait d'Hellowork le leader incontesté de la décennie.  

1.2. AlloVoisins et Shopopop : le triomphe de l'économie du lien

Derrière le géant rennais, deux acteurs nantais complètent le podium, prouvant que l'économie collaborative n'était pas une mode passagère, mais une lame de fond sociétale.

AlloVoisins : De la startup au LBO

AlloVoisins (2ème du classement) a su transformer le concept d'entraide de voisinage en une marketplace robuste. La plateforme a réussi là où beaucoup ont échoué : monétiser le lien social sans le dénaturer. Le fait marquant de la fin de cette décennie pour AlloVoisins est son choix de financement. En 2024, l'entreprise a opté pour un LBO (Leveraged Buy-Out) avec l'entrée au capital de Ciclad.  

Ce mouvement est symptomatique de la maturité de l'écosystème : l'exit n'est plus nécessairement la vente à un industriel ou l'introduction en bourse, mais peut être une restructuration financière permettant aux fondateurs et au management de reprendre le contrôle tout en liquidant les positions des premiers investisseurs. C'est un modèle de pérennité.

Shopopop : La rentabilité par le volume

Shopopop (3ème du classement) illustre la réussite logistique. Leader européen de la livraison collaborative (cotransportage), l'entreprise a atteint la rentabilité en 2023 après huit ans d'investissement. Avec une croissance de 25% de son chiffre d'affaires en 2024 et plus de 100 millions d'euros de volume d'affaires, Shopopop a validé son modèle à grande échelle.  

Ce succès repose sur une promesse tenue : réduire les coûts du dernier kilomètre pour les distributeurs tout en redonnant du pouvoir d'achat aux particuliers livreurs (les "shoppers").

1.3. Le Top 10 et les outsiders

Le reste du classement met en lumière la diversité sectorielle de l'Ouest, avec une forte présence du spatial et du SaaS :

2. Le "Breton numérique de l'année" 2025 – L'ère de l'Intelligence Artificielle

Le titre de "Breton numérique de l'année" n'est pas décerné à la légère. Comme évoqué dans un précédent post LinkedIn (voir le post), le choix s'annonçait "cornélien tant ces figures incarnent, chacune à leur manière, l'excellence et l'audace de notre territoire". Vous avez été plus de 300 à répondre à l'appel pour trancher ce débat. Ce scrutin, par son ampleur, révèle un changement de paradigme culturel : les figures célébrées par l'écosystème ne sont plus uniquement des entrepreneurs du web, mais des penseurs, des chercheurs et des politiques qui façonnent l'avenir de l'Intelligence Artificielle.

2.1. Cyril de Sousa Cardoso : le pédagogue de l'IA (1er)

En tête des suffrages, Cyril de Sousa Cardoso incarne l'appropriation pragmatique de l'IA par le territoire. Fondateur de Polaria (ex-Audalom/Les petits bots), il a su démocratiser l'IA conversationnelle pour les entreprises et les collectivités. Classé 19ème du palmarès "Épopée Deloitte Les 40" en 2024, il est plébiscité pour sa vision d'une IA éthique et accessible. Auteur prolifique (notamment "Guide de l'IA générative" ), il joue un rôle crucial d'évangélisation, rappelant sans cesse qu'il "n'y a pas d'IA magique" mais des transformations organisationnelles à mener. Son ancrage à Brest et sa capacité à fédérer lors d'événements comme les AI Days en font le visage humain de cette révolution technologique à l'Ouest.  

2.2 Guillaume Lample : Lle génie discret (2ème)

En seconde position, Guillaume Lample, cofondateur de Mistral AI, symbolise l'excellence de la recherche française. Bien que Mistral soit basée à Paris, Guillaume originaire de Plougastel (29) et ayant étudié au Lycée Kerichen à Brest, l'impact de ce chercheur (passé par Meta et l'X) résonne fortement en Bretagne, terre de cybersécurité et de souveraineté. Mistral AI, valorisée à plus de 12 milliards d'euros en 2025 , représente l'espoir d'une IA générative européenne capable de rivaliser avec les modèles américains. Sa présence dans ce classement témoigne de la fierté régionale de voir des talents français redéfinir les standards mondiaux de l'IA (modèles ouverts, efficience).  

2.3. Yann Le Cun : l'émancipation et le pari du "World Model" (3ème)

Longtemps figure tutélaire et indéboulonnable chez Meta, Yann Le Cun a provoqué un séisme dans la Silicon Valley en quittant ses fonctions de Chief AI Scientist fin 2025. En désaccord stratégique profond avec Mark Zuckerberg et la nouvelle direction incarnée par Alexandr Wang — qu'il juge trop focalisée sur les produits génératifs (LLM) au détriment de la rigueur scientifique — le prix Turing a choisi la voie de l'indépendance. Il préside désormais AMI Labs (Advanced Machine Intelligence), une nouvelle structure basée à Paris et valorisée à près de 3 milliards d'euros, qu'il a co-créée pour concrétiser sa vision des "Modèles du Monde" (World Models). Rejetant l'approche dominante des LLM qu'il considère comme une impasse technologique, Le Cun entend prouver, depuis la France, que l'avenir de l'intelligence artificielle passe par des architectures capables de comprendre et de planifier, et non simplement de prédire des mots. Ce départ marque la fin de l'ère académique de Meta et consacre Paris comme le nouveau bastion de la recherche fondamentale en IA.

2.4. Anne Le Hénanff : la régulatrice visionnaire (4ème)

Ministre déléguée chargée de l'Intelligence Artificielle et du Numérique, cette morbihannaise (ancienne adjointe au maire de Vannes ) porte la voix politique de la régulation. Son action pour l'instauration d'une majorité numérique à 15 ans  et sa défense de la souveraineté des infrastructures lors du sommet "Adopt AI"  structurent le cadre dans lequel nos entreprises évoluent. Elle incarne la nécessité d'une gouvernance politique forte face aux enjeux technologiques.

3. 2025, malgré une diminution des financements, la dernière décennie a été marquée par de nombreux exits.

Il faut se garder de juger la santé de notre écosystème à la seule aune des levées de fonds de l'année en cours. Si 2025 marque de nouveau un coup de frein brutal sur le financement, la décennie écoulée a démontré la capacité exceptionnelle du territoire à créer de la valeur technologique rachetée au prix fort par des leaders mondiaux.

3.1.Le "Hall of Fame" des exits : la preuve par la valeur (2015-2025)

Ces dernières années, l'Ouest a prouvé qu'il ne se contentait pas de créer des startups sympathiques, mais qu'il bâtissait des technologies stratégiques convoitées par les géants mondiaux (américains en tête) et les consolidateurs nationaux. Voici la liste non exhaustive des sorties ("exits") qui font la fierté du territoire :

Le "grand chelem" Américain & international :

  • Imascap (Brest) rachetée par Stryker (USA) : Le pionnier de la chirurgie augmentée, première sortie majeure du territoire.
  • Klaxoon (Rennes) rachetée par Wrike (USA) : La consécration pour la référence du travail collaboratif.  
  • Verteego (Nantes) rachetée par Bamboo Rose (USA) : L'IA nantaise au service du retail mondial.  
  • Secure-IC (Rennes) rachetée par Cadence (USA) : La souveraineté de la puce électronique reconnue par la Silicon Valley.
  • Dynamixyz (Rennes) rachetée par Take Two Interactive (USA) : La technologie faciale derrière les plus grands jeux vidéo (GTA, Red Dead Redemption).
  • Golaem (Rennes) rachetée par Autodesk (USA) : Le standard mondial pour la génération de foules (Game of Thrones, Walking Dead).

La consolidation nationale et européenne :

  • RetailMeNot France (Vannes) rachetée par Plebicom.
  • Apizee (Lannion) rachetée par Keyyo (Bouygues Telecom).
  • Target First (Rennes) rachetée par Ringover.
  • Heyliot (Rennes) rachetée par BH Environnement.
  • Dareboost (Rennes) rachetée par Contentsquare (Licorne française).
  • Kiwatch (Nantes) rachetée par le groupe de sécurité Scutum.
  • Sekost (Rennes) rachetée par le leader du Bug Bounty YesWeHack.
  • Energiency (Rennes) rachetée par Epsa.
  • Advalo (Rennes) rachetée par Skeepers.
  • Immofacile (Brest) intégrée au géant Orisha.
  • Etc…

Ces opérations valident la thèse initiale : l'Ouest sait produire de la "Deep Tech" et du logiciel SaaS de niveau mondial.

3.2. 2025 : l'année de la sélectivité (analyse des levées de fonds)

Si le bilan des exits est glorieux, l'année 2025 marque un retour à la réalité financière plus aride. Nous recensons à ce stade environ 100 millions d'euros de levées de fonds sur le territoire (hors opérations de dernière minute), contre près de 280 millions d'euros l'an dernier.

Cette baisse drastique (-64%) s'explique par la fin de l'argent gratuit, mais aussi par la typologie des projets financés. Les investisseurs délaissent le logiciel pur pour se concentrer sur des projets industriels ou très technologiques (Deeptech), plus gourmands en capitaux mais jugés plus résilients.

3.3. Détail des opérations marquantes de 2025

L'analyse des levées de l'année révèle une ultra-concentration. Sans la levée massive de Cailabs, l'année serait historiquement basse.

  • Le Leader incontesté : Cailabs (Rennes) avec 57 M€. Cette opération sauve littéralement le bilan annuel et confirme que la photonique est l'un des joyaux de la couronne bretonne.
  • L'Industrie Verte : Entech (Quimper) poursuit son ascension boursière et industrielle avec 15 M€, confirmant la solidité de la filière transition énergétique.
  • L'AgriTech et l'Océan : Aisprid (10 M€) pour la robotique agricole et Ostrea (5 M€) montrent que l'innovation reste forte dans les filières historiques de la région.

Ceci illustre un changement de cycle : les tickets sont moins nombreux, mais ciblent des entreprises avec des actifs technologiques tangibles (usines, brevets, hardware). C'est la fin du financement de l'hypercroissance "à perte" et le début de l'ère de la rentabilité industrielle.

4. Prospective 2026-2030 : La révolution industrielle et deeptech

Si la décennie précédente était celle du logiciel (SaaS) et des plateformes, les 10 prochaines années seront dominées par la "Deep Tech". L'Ouest, fort de son héritage industriel et maritime, est idéalement positionné.

4.1. Space valley bretonne : la nouvelle frontière

Rennes et Lannion s'imposent comme des capitales européennes du NewSpace.

  • Unseenlabs est le fer de lance. Avec une levée de fonds de 85 millions d'euros en 2024 , l'entreprise déploie une constellation de 25 satellites pour la surveillance maritime par radiofréquence. Elle ne vend pas seulement de la donnée, elle vend de la souveraineté maritime.  
  • Cailabs, lauréate du plan France 2030 pour son projet "Première Usine" , industrialise les communications laser. La signature de contrats avec SES et USEI , ainsi que la reconnaissance de sa technologie dans la Loi de Programmation Militaire 2024-2030 , confirment que la photonique bretonne est une brique essentielle de l'infrastructure spatiale mondiale.  

4.2. Cybersécurité : le bastion Rennais

La cybersécurité n'est plus une option, c'est le système immunitaire de l'économie. Rennes, avec le Pôle d'Excellence Cyber, l'ANSSI et le ComCyber, attire les investissements. Le projet CyberSkills4All, doté de 23 millions d'euros , vise à former 4 000 experts pour combler la pénurie de talents. Des startups comme Skyld émergent pour sécuriser les algorithmes d'IA eux-mêmes , prouvant que la région reste à la pointe de l'innovation défensive.  

4.3. La French Fab et l’énergie

La transition énergétique crée de nouveaux géants industriels. Entech (Quimper), cotée en bourse, confirme ses objectifs de 80 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 2025. En rachetant des portefeuilles de projets photovoltaïques à TotalEnergies , Entech change de dimension : de fournisseur de technologies de stockage, elle devient producteur d'énergie. Parallèlement, le déploiement de l'éolien flottant au large de la Bretagne Sud  va irriguer tout le tissu industriel portuaire de Lorient et Brest.


5. Prospective 2030-2035 – Vers une économie régénérative

En projetant les tendances actuelles, nous pouvons esquisser le visage de l'écosystème à l'horizon 2035.

5.1. IA souveraine et infrastructures décentralisées

Sous l'impulsion du plan France 2030 et des acteurs locaux, l'Ouest pourrait devenir le laboratoire d'une "IA de confiance". Clever Cloud joue ici un rôle pivot. Reconnue par le Gartner  et membre de consortiums européens, l'entreprise nantaise fournit l'infrastructure PaaS souveraine nécessaire pour faire tourner des modèles d'IA sans dépendre des GAFAM. Nous anticipons la généralisation de "Data Spaces" régionaux (santé, agriculture) hébergés localement.  

5.2. Blue economy 2.0 et agriculture connectée

La stratégie S3 de la région Bretagne (Smart Specialisation Strategy) identifie clairement l'économie maritime et alimentaire comme des priorités.  

  • Maritime : Le projet de "Navire du futur" à propulsion vélique, soutenu par les technologies de surveillance d'Unseenlabs, va redéfinir le transport maritime.
  • Agriculture : Le programme "Transitions"  et les investissements dans l'agroécologie numérique (PEPR)  vont massifier l'usage de la robotique et de l'IA pour réduire les intrants. La Bretagne a vocation à devenir la première "AgriTech Valley" d'Europe.  

5.3. Les défis du futur

Pour réaliser cette vision, trois défis majeurs devront être relevés :

  • Le financement du CAPEX industriel : Financer une usine (Cailabs, Entech) est plus dur que financer du code. Le plan France 2030 est un levier, mais le capital-risque privé doit suivre.
  • La tension sur les talents et le logement : L'attractivité de l'Ouest crée une crise du logement qui freine le recrutement. Les infrastructures d'accueil deviennent aussi critiques que la fibre optique.
  • L'Europe comme marché domestique : Pour éviter les rachats américains, nos scale-ups doivent devenir européennes plus vite. L'expansion de Shopopop en Italie et au Benelux est la voie à suivre.

Conclusion : L'ancrage comme stratégie

En dix ans, nous sommes passés de l'excitation de la découverte à la responsabilité de la maturité. La West Web Map 2026 ne recense plus seulement des promesses, mais des piliers économiques.

Hellowork, Unseenlabs, Shopopop ou Cailabs ne sont plus des "pépites" qu'on espère voir briller ; ce sont les fondations de la prospérité future du territoire. Le défi de la prochaine décennie ne sera plus de créer des startups, mais de garantir qu'elles puissent s'industrialiser, recruter et rester ancrées à l'Ouest, tout en rayonnant mondialement.

Prospective 2030-2035 – L'ère de la souveraineté régénérative (avec l’aide de Gemini, Mistral et Open AI ;-)

À l'horizon 2035, la Bretagne opère une mutation structurelle majeure en passant d'une économie de gestion de ressources à une économie régénérative. Sous l'impulsion de la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC Ouest), le tissu économique régional ne se contente plus de réduire son impact carbone, mais vise à restaurer les écosystèmes (eau, sols, biodiversité) essentiels à sa résilience. Cette dynamique, ancrée dans les territoires via des coopérations locales, fait de la région un laboratoire européen de l'adaptation climatique, où l'agriculture et l'industrie collaborent pour sécuriser les "communs" vitaux face aux aléas écologiques.

Cette résilience locale sert de socle à une ambition industrielle européenne portée par des champions technologiques (scale-ups) désormais matures. La Bretagne s'affirme comme un fournisseur clé d'autonomie stratégique pour l'Union Européenne. Des entreprises comme Unseenlabs (surveillance maritime par satellite) ou Cailabs (communications laser) ne sont plus de simples startups, mais des piliers de la souveraineté numérique et défensive du continent, sécurisant les océans et les échanges de données. De même, dans le secteur de l'énergie, l'industrialisation de l'énergie osmotique par Sweetch Energy et les solutions de stockage d'Entech contribuent à stabiliser le réseau électrique européen décarboné.

Enfin, la position géographique de la péninsule se transforme en atout géopolitique majeur sur la façade Atlantique. La région devient un nœud logistique et énergétique incontournable, notamment à travers le développement d'un corridor hydrogène interconnecté et l'essor du transport maritime à la voile industrialisé par Zephir & Borée, qui décarbone massivement les routes commerciales transatlantiques. En 2035, la Bretagne n'est plus une périphérie, mais la "proue" d'une Europe qui réinvente sa puissance par la mer, alliant innovation de rupture et respect du vivant pour naviguer dans un monde incertain.

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